Lundi 4 septembre 2006

Les deux grands sont partis hier soir pour 15 jours chez leur papa !

Ils étaient dans un état d'excitation inimagineable !

Imaginez, finale de la coupe du monde, puis dimanche prochain départ pour la Tunisie, il y avait de quoi les mettre en surcharge nerveuse !

Leur papa leur avait acheté des petits bracelets bleu-blanc-rouge, ils allaient voir le match avec pleins de copains, c'était la fête à coup sur pour eux !

J'ai quand même donné mes recommandations aux loustic en cas de victoire des Bleus : ne grimpe pas sur les panneaux de signalisation, tu risques de tomber, de te faire mal, de te casser une jambe !

J'imagine que le retour a dû être morose !

 

J'avoue que j'étais soulagée hier soir en les déposant ! les quelques jours qu'ils ont passé à la maison ont été éprouvants.

Ce futur voyage en avion les a mis dans un état de nerf incroyable, le loustic a même fait une énorme crise d'eczéma ! Faut dire qu'il est vraiment trouillard et que prendre l'avion le terrorise (remarquez moi aussi) !

J'ai eu à gérer plusieurs crises de pré-adolescence assez violentes.

A savoir que ce jeune homme m'a parlé comme un chien plusieurs fois, que la petite mademoiselle avait des idées de rebellion.

Hier après midi, je vois le grand se servir son gouter, prendre un verre de jus de fruit et se diriger vers le salon !

Chez moi il est hors de question de manger ailleurs qu'à table !

Je lui fait signe de se redirigez vers la table de la cuisine, et en plus sans brailler (quel exploit !).

Il part comme une furie, en lançant "allez p**ain, j'en ai marre" !

Alors là j'avoue qu'il a été à deux doigts que son joli visage rencontre ma main !

Je me suis vraiment retenue, c'était pas loin qu'il se la prenne !

Je le gronde, lui remettant bien les idées en place et lui rappelant au passage qu'il n'est pas en train de parler à un quelconque pote mais bel et bien à sa mère !

D'habitude, il s'excuse rapidement et fait profil bas.

Mais là, il était planté devant moi, me fixant droit dans les yeux !

Je sentais la moutarde qui montait montait !

Zen attitude ! un grand coup de respiration par le nez et le ventre, ça fait descendre la pression (tu parles !).

Je me mets à 10 cm de lui : je te préviens mon petit père, tu ne mets pas un ton en dessous, tu te prends ma main dans la figure !

Le ton de ma voix, très basse pour une fois a dû le faire réfléchir sur l'éventualité que cette fois ci, j'étais vraiment à bout, il a marmonné des excuses et s'est replié dans sa chambre.

J'avoue aussi être un peu inquiète à son sujet. Je trouve qu'il file un mauvais coton. J'ai honte d'avouer que je le soupçonne d'avoir dérobé de l'argent.

Je m'explique, mon cousin est là pour quelques jours, et samedi nous sommes allés nous promener. Soit dit en passant, les deux zigotos qui ont passé leur temps à raler qu'on faisait rien, sont resté plantés une heure assis sur un banc à côté de moi au lieu d'aller jouer...

Bref, je n'avais presque plus d'essence, j'avais pas pris mon sac et mon cousin me sort un billet de 50 euros pour faire le plein.

Je refuse net. Il a 17 ans, pas de boulot, je vais quand même pas le dépouiller !

Il insiste, on se chamaille gentiment. Le loustic veut voir le billet, je n'y prète pas attention.

Sur le chemin du retour, jugeant que j'aurais assez d'essence pour rentrer, je demande à mon cousin si il a bien récupéré son argent.

Il me dit qu'il doit être dans le sac à langer. Vérifie. Rien.

Je jette un oeil dans le rétro en direction du loustic.

Et le doute.

"t'aurais pas le billet de Cousin dans ta poche ?"

- ben non, je lui ai rendu.

Re-coup d'oeil dans le rétro. Bonne tête de coupable.

- tu devrais vérifier. Parce que je vais arrêter la voiture et faire une fouille complète et il vaudrait mieux pas que je le trouve à ce moment là".

Il a fait semblant de fouiller ses poches. A trouvé le billet.

- "oh ben tiens ! je sais pas comment il est arrivé là, j'ai du le mettre sans faire attention !"

Ben voyons, prends moi pour la reine des nouilles aussi !

J'ai eu honte. Vraiment honte. C'est au delà de la colère.

Je ne tolère ni la malhonnèteté ni le mensonge.

Je n'ai pas élevé mes enfants comme ça.

Pour moi c'est un constat très difficile à avaler.

J'ai rendu le billet au Cousin, mal à l'aise.

je n'ai rien dit. Pas un mot.

J'aurais voulu le prendre sur le fait.

Je n'avais aucune preuve qu'il l'ait vraiment fait exprès, juste une certitude.

J'en ai parlé à son père hier, pour lui dire de faire attention.

Il est resté interloqué, septique.

Puis devant mon insistance a reconnu que le loustic passe sa maison en fouille complète quand il reste seul !

On va le surveiller de près.

 

Ce qui me chagrine, c'est qu'il ne manque de rien. Je ne cède pas pour les babioles qu'il voudrait que je lui achète parce que j'estime qu'un enfant ne peut pas constamment avoir tout ce qu'il veut.

Il sait très bien qu'on ne doit pas voler. Que c'est une chose sur laquelle je serais intransigeante. Mais il l'a fait quand même.

Est ce que à un moment donné, j'ai loupé quelque chose ?

Bien sur, on peut dire que ce n'est pas si grave, mais pour moi ça l'est.

Il y a des valeurs auxquelles je tiens.

L'honneteté, la franchise en font partie.

 

J'ai l'impression que le passage vers l'adolescence est vraiment un moment délicat qu'on ne doit pas louper.

Je vais avoir une sérieuse discussion avec lui quand il va rentrer.

Et le tenir à l'oeil. En espérant que cela reste un incident isolé.

 

Ils sont partis hier soir, pour l'instant j'avoue que je suis soulagée. Je n'étais pas dans un état de zénitude pour gérer leurs crises. Ils vont se défouler ailleurs, partir dans une semaine en Tunisie. A leur retour, leur stress sera retombé. Et le mien aussi. Parce que le fait qu'ils prennent l'avion me terrorise aussi.Je sais que c'est le moyen de transport le plus sur, je sais qu'ils ne risquent rien.

Mais c'est plus fort que moi, j'ai peur qu'il leur arrive quelque chose.

C'est pour ça aussi que j'ai laissé couler pas mal de choses ces derniers jours, à chaque fois j'avais ce départ dans la tête.

 

Prends soin des mes petits, zex, ramène les moi entier !

Fais attention qu'ils n'aient pas trop chaud, qu'ils ne prennent pas de coup de soleil, ne les perd pas dans l'aéroport, attaches les bien dans la voiture, ne les laches pas des yeux quand ils se baignent, ne les laisse pas s'éloigner du rivage tu sais bien que tu ne sais pas nager, dis au pilote qu'il a à son bord mon bien le plus précieux.

 

Amusez vous bien mes chéris ! profitez bien de ces supers vacances et admirez la beauté de la Tunisie. Je vous aime.


Posté: 7:53 AM, 10/7/2006
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Lundi 4 septembre 2006

Alors je sais pas ce qui j'ai en ce moment, j'ai l'impression de souffrir d'un SPM chronique.

Allons, mesdames ! le SPM c'est le truc qui vous arrive une fois par mois, quand vous avez mal partout, que vous pleurez pour un rien, que vous êtes fatiguée, bobo le ventre, et surtout surtout que vous ressemblez le plus  souvent à une espèce de chien enragé prête à mordre tout ce qui bouge ! on y est, syndrome pré-menstruel ça s'appelle !

Ca vous dit quelque chose, n'est ce pas ?

Bon, alors le souci pour moi c'est que ce truc, j'ai l'impression qu'en ce moment je l'ai tout le temps.

Je suis là toute calme à vaquer à mes petites affaires et ya un gosse qui passe, jetant négligeamment un papier par terre dans MON salon, et là j'explose !

- "non mai ho, ça va pas dans ta tête, tu me prends pour ta bonniche, et le respect alors, t'en as rien à faire que je nettoie, tu trouves que je suis bonne qu'à ça ??? vas ranger, monte dans ta chambre, t'es puni, nettoie ton bazard, etc etc..." parce que quand je suis lancée, je m'arrète plus.

Pareil quand l'autre gamin grimpe à califourchon sur le canapé :

- non mais ho, ca va pas la tête !! c'est pas comme ça qu'on s'assoit, tu te crois où ? à la foire du trône ? combien de fois j'ai dit qu'on se pose avec délicatesse sur le canapé ? comment ça tu sais pas ? t'aurais dû compter, blabla blabla blabla.

Sinon, aussi ça arrive quand par exemple, ya un gosse qui mange, et au lieu de porter la fourchette à sa bouche, c'est sa tête qui va à elle, le nez pratiquement dans l'assiette :

- "non mais ho, ça va pas la tête !! t'es pas chez les cochons, c'est pas comme ça que je t'ai élevé, comment tu vas faire quand tu seras au restaurant !! mange comme il faut, essuie ta bouche, tiens toi droit, etc, etc..."

Le pire c'est qu'une fois la machine à râler démarrée, tout le monde y passe

Le zhom tranquillement en train de laver ses haricots frais du jardin qu'il a cueilli de ses petites mains : "qu'est ce que j'ai fait moi ?"

Aussi sec :

- t'as rien fait toi ! mais avec un ton d'adjudant chef !

Ca le zhom il aime pas mais alors pas du tout ! après il fait la tête ! et moi je me sens nouille.

Et je pleure.

Je sais c'est encore plus nouille, mais j'y peux rien, quand il me fait la tête, ca me perturbe les glandes lacrymales.

 

Le rat me regarde :

- non mais ho, kestas à me regarder comme ça, t'as encore fait une bêtise, et pourquoi que tu perds tes poils dégueu par terre ? tu veux ma mort ou quoi ???

Le chat miaule

- non mais ho, ca va pas de faire du bruit comme ça ? pourquoi tu miaules, t'es pas content ? ton manger te plait pas ? tu veux pas que je te fasse un steack aussi !

Ca peut partir n'importe quand, je suis toute calme et pan d'un coup j'explose, je râle, braille, me plains, bref je leur pourris la vie.

 

Le souci, c'est que quand ça arrive rarement, tu peux le faire passer sur le SPM, mais quand c'est tout le temps, ça devient délicat.

Mais franchement je me demande ce qui m'arrive.

Serait-ce le début des prémices d'une pré-ménopause précoce.

Vu que je suis un peu hypochondriaque, je me fais vite des films !

C'est possible aussi que je me sois fait piquée par un moustique génétiquement modifié et que petit à petit je me transforme en monstre !!!

Non mais je crois que je suis atteinte d'un SPM chronique.

Mes hormones sont en ébullition, mon corps ne les contrôle plus.

 

Je fais des efforts pourtant, je me sermone, je tiens ma langue.

Mais c'est plus fort que moi, ça part !

Je vois bien que je les gonfle.

Alors hier, je disais rien, pas un mot. Pour être sûre de rester cool.

(honnètement, j'ai quand même râler plusieurs fois dans la journée)

Du coup, toutes les 5 minutes, on venait me demander pourquoi je faisais la tronche !

Finalement quand je braille, ils s'inquiètent moins pour moi !

 

Mais bon, je vais essayer de contrôler ses fichues hormones. Afficher un air plus serein, perdre ma voix d'adjudant chef, poser un grand sourire béat sur mon doux visage, arrêter de brailler pour un rien.

Ola la, ça me fait du boulot tout ça !

Et leur dire surtout que je suis désolée d'être aussi pénible en ce moment, que je les aime de tout mon coeur (sauf le rat ) et que vraiment vraiment je vais faire des efforts.

Parce que c'est pas le tout de critiquer les autres, mais faut aussi savoir se regarder dans une glace et se juger soi-même !

 

 


Posté: 8:24 AM, 8/7/2006
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Lundi 4 septembre 2006

Il fait chaud !

Alors évidemment on nous bassine avec la canicule !

Méfiez vous !!

Il ne faudrait pas que le thermomètre monte de trop, sinon on va encore nous sucrer un jour férié !

Mais en même temps, on est au mois de juillet, alors c'est un peu normal qu'il fasse chaud !

Mais non, maintenant dès que la température avoisine les 30°, c'est le branle bas de combat à l'Elysée.

Ils veulent peut être nous endormir pendant qu'ils se préparent à quelques mauvais coups !

 

Comme par exemple, profitez des deux mois de chaleur pour expulser  allègrement !

Je reprend ici un article posté chez Otir par une de ses lectrices.

 

« Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.

Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.

A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture !
Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d’étudier dans ce pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils décident (ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à une expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux. Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S’ils demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.
Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une démocratie ?

Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom ».

Voilà, on ne pourra pas dire qu'on n'était pas au courant.
Posté par imahabiba  à 04h37, 3/7/2006

 

Ca refroidit.

D'un coup on ne sent plus vraiment la chaleur étouffante.

On se sent nauséeux, dégouté, honteux.
Parce que pendant que la France attend une hypothétique qualification en finale, pendant que des milliers de gens préparent leurs vacances (bien méritées) il y a des personnes qui ont peur, parce que demain elles peuvent se retrouver dans un avion qui les menera à la mort, à la misère.

Parce que des enfants qui auront connu la quiétude se retrouveront projetés dans un monde de violence.

 

Et tout ça bien sûr sans tapage, sans bruit.

Endormis par la chaleur du mois de juillet, nous fermerons encore les yeux sur ces horreurs !

Peut-être un camarade de classe de votre enfant ne sera pas là à la rentrée ! peut-être cette maman si sympathique avec laquelle vous discutiez devant l'école sera torturée, peut-être ce gentil monsieur qui venait tondre votre pelouse pour quelques euros sera mort.

Nous sommes le pays des droits de l'homme, terre d'accueil, peuple multi-cultures !

Hypocrisie.

Nous n'accueillerons désormais que ceux dont  nous pourrons exploiter les connaissances !

C'est du tri selectif !! on va peut-être appeler ça de l'écologie !

 

Retournons à la douce torpeur de ce mois de juillet. C'est canicule. La France joue ce soir. Et si elle gagne, il n'y aura pas de différence sur le terrain, tous les joueurs seront Français n'est ce pas ?

 

education sans frontières


Posté: 8:30 AM, 5/7/2006
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Lundi 4 septembre 2006

Avis aux amateurs :

 

donne ou offre récompense à qui veut un rat non pardon un chien, style croisé porte-fenêtre, très gentil , idéal pour ceux qui aiment les odeurs fortes, parfait à fusiller un intérieur, pratique pour gober des souris. Le petit plus étant qu'en cas de guerre déclarée avec vos voisins vous pouvez utiliser la bestiole pour attiser le conflit. L'animal étant extrèmement doué pour liquider un pigeonnier, et accessoirement aussi assassiner le cochon d'inde familial du dit voisin !

(Précision : si vous vous entendiez pas avec votre voisin, ça pose un souci.)

Désavantage, la bête n'est pas discrète et vous ramène le cadavre au milieu de votre cuisine !

A noter aussi que le bestiau a des gaz odorants certes désagréables mais pouvant s'avérer utiles pour faire fuir tout invité indésirable.

Si vous souhaitez un bac à sable au mileu de votre salon, l'animal sera honoré de vous satisfaire, sa fourrure emmelée étant propice à emmagasiner saleté en tous genres !

Parfait aussi pour l'élevage de puces et parasites en tous genres, elle comblera vos canalisations à chaque douche afin que vous passiez deux heures à essayer de les déboucher.

Ayant une nette tendance à attaquer par derrière, votre facteur hésitera ainsi à vous déposer vos factures !

Enfin, mesdames vous qui réviez d'une nouvelle paire de chaussure, ne cherchez plus, la bestiole est capable en un temps record de manger, mordiller, exploser la paire qui ne vous plaisait plus (ou qui vous plaisait d'ailleurs) vous donnant ainsi l'excuse d'un rachat en urgences !

 

J'allais oublier, très économique puisque l'animal se nourrit essentiellement d'excrément en tout genre, ayant aussi une nette tendance à aller piquer dans les gamelles des chiens alentours.

Très joueuse, vous ferez avec des parties mémorables de cache cache à travers bois, n'oubliez pas cependant le sac à dos, elle est tellement douée qu'il faut plusieurs jours pour la retrouver !

 

allez je vais aller chercher la bête, vous voulez un papier cadeau ?


Posté: 9:33 AM, 4/7/2006
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Lundi 4 septembre 2006

Parfois surement il est bon de se retourner sur son passé, de se poser juste un instant et de faire le point.

Simplement pour reconnaitre ses propres erreurs, les analyser et ensuite pouvoir continuer d'avancer.

Il n'y a rien à regretter de nos choix passés, ils nous ont amenés là où on en est.

Si nous n'avions pas pris certaines routes, serions nous les mêmes personnes ?

Je ne pense pas, ce sont nos erreurs, nos doutes, nos failles qui nous construisent.

La personne que j'étais à 20-30 ans n'est certainement pas la même que je suis maintenant.

J'avais l'arrogance de la jeunesse, persuadée que ma vie serait une ligne bien droite, bien écrite.

J'étais sure de faire mieux que tout le monde, sure de mes opinions, ne permettant pas aux autres d'en avoir une autre puisque la mienne était forcément la meilleure.

J'avais forgé autour de moi une carapace, nul ne pouvait m'atteindre.

J'aimais les gens mais de loin, je refusais toute souffrance, toute implication émotionnelle trop forte.

Egoiste jusqu'au bout des ongles, mais terriblement malheureuse.

J'ai étouffé ma personnalité pour devenir une espèce de monstre en apparence insensible.

Je me comportais comme j'avais décidé que je devais le faire, pour aller dans le chemin que j'estimais le meilleur.

Et moi intérieurement je crevais à petit feu.

Ma petite vie bien réglée, ma petite famille bien ordonnée, bien dans les normes.

Le personnage que j'étais, je ne l'aimais pas beaucoup.

Et d'ailleurs qui aurait pû l'aimer ?

Je n'autorisais personne à m'approcher de trop près, de peur de souffrir.

 

Et puis, j'ai connu mon Amour.

Il m'a regardé au plus profond de moi, au delà de mes apparences.

Il m'a compris comme personne d'autre n'avait su le faire.

Il m'a accepté avec mes défauts, s'amusant de mes imperfections.

Nous avons connu bien des peines ensembles.

J'ai déposé les armes à ses pieds.

Parce que je l'aime tellement que je ne peux plus me cacher derrière mon armure.

J'ai  laissé tomber les barrières qui me protégeaient.

J'ai appris à pleurer, j'ai accepté de souffrir.

Et la transformation a été radicale.

Je suis devenue humaine.

Je goute maintenant aux joies simples de la vie.

J'ai ravalé mon arrogance et ouvert mon esprit et mon coeur.

Je n'ai plus rien à voir avec la jeune fille d'il y a 15 ans.

J'ai appris que la vie n'était pas une longue ligne droite toute tracée, qu'il y a des chemins de traverses, qu'elle est d'ailleurs beaucoup plus savoureuse comme ça.

Je ne dis pas "toujours", mais je l'espère de tout mon coeur.

Et je m'efforce tout le temps de ne plus juger la vie des autres.

Je suis une meilleure personne parce que j'ai accepté de ne pas être La Meilleure.

Et en acceptant d'avoir de la peine, j'ai appris ce qu'était le bonheur, la tendresse et l'amour.

Les larmes que j'ai laissé coulé ont adouci mon coeur et mon âme.

 

J'ai donné mon coeur à un homme et il l'a sublimé.


Posté: 9:40 AM, 2/7/2006
Par mayga - Publié dans : mayga
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